Marina Liuti, tapissière-décoratrice d'exception

PortraitLe 27/10/2016
Une touche artistique qui fait la différence

Après 10 ans d'aventure humaine, l'entreprise Décoration Marina Liuti (du nom de sa gérante) maintient son niveau d'exigence pour la restauration de fauteuils et la création de rideaux fait main.

Des tatouages qui courent le long de son bras droit, Marina Liuti montre, dès le premier regard, sa touche artistique. Mandala, fleurs tahitiennes, le tatouage représente pour Marina Liuti son Ho’ponopono* et une bonne façon « d’ouvrir la conversation avec ses clients ». Sa clientèle, justement, est plutôt vauclusienne. « J’aime ce rapport avec les gens. J’ai un panel de clientèle très varié : du motard aux anciens qui font restaurer des meubles de famille, en passant par les jeunes qui veulent moderniser leur intérieur. » Elle est aussi tournée vers les professionnels : les antiquaires, les décorateurs, les architectes et les collectivités (mairie de Carpentras, de Pernes-les-Fontaines). 

Chaque année, entre 350 et 450 fauteuils sortent des ateliers de Marina Liuti et une centaine de rideaux y sont réalisés. « Nous sommes capables aussi de fabriquer des banquettes, des canapés sur mesure. Ce qui nous permet d’accéder à l’hôtellerie-restauration. Nous créons également de la tenture murale en isolation phonique et thermique. » Dans ses ateliers, c’est un peu la caverne d’Ali Baba. On y trouve de tout et pas loin de 3 500 références de tissus.

10 ans de passion

Pour les 10 ans de son entreprise, créée en 2006, Marina Liuti possède à son compteur 160 000 euros de chiffre d’affaires, deux employés à plein temps, un titre d’artisan d’art et un prix Stars et Métiers. « Et je reste toujours autant passionnée par mon métier de tapissière-décoratrice. »

Mais quelle est la genèse de cette passion ? « J’ai appris mon métier avec mon beau-père qui a pris sa retraite en 2006. Je me suis formée dans son atelier à la couture, au garnissage. J’aime cette différence de matière : le simili, les tissus très précieux comme le cuir, etc. »

Dans l’avenir, Marina Liuti aimerait se former à la décoration pour ajouter une corde à son arc. « Je donne déjà beaucoup de conseils en la matière que je ne facture pas, car je ne suis pas décoratrice à proprement parler. » L’année prochaine, elle va commencer une formation par correspondance. Objectif : être décoratrice en 2019, en plus de son activité de tapissière-décoratrice en ameublement.

* Un art de vivre qui vient d’Hawaï.

www.facebook.com/tapissiermarinaliuti/

TPBM en partenariat avec la CMAR PACA